COUP DE FREIN SUR LA REFORME TERRITORIALE -De l’art de savoir hurler avec les loupsAvec la loi du 16 décembre 2010 portant réforme des collectivités territoriales, la majorité gouvernementale dans une belle unanimité avait salué, y compris dans notre département, les mesures arrêtées dont l’objectif premier était de réduire le « mille- feuille »territorial et d’améliorer la cohérence de l’administration des territoires.
L’opposition avait alors combattu, non pas les objectifs mais les moyens choisis pour y parvenir et avait dénoncé les mesures qui, loin d’être de clarification, ont une triple conséquence : - la mise à mal du principe de proximité, en réduisant indirectement la place du département, avec la diminution du nombre de nos cantons de 46 à 29 et la suppression corrélative des conseillers généraux transformés en « conseillers territoriaux » mi-départementaux, mi-régionaux ; - la création d’un niveau supplémentaire d’administration territoriale, la « métropole » - pour notre région Midi-Pyrénées, Toulouse- qui vient accaparer les richesses en milieu urbain au détriment de nos zones rurales ; - la rationalisation de l’intercommunalité, certes indispensable, mais dans des conditions de réflexion qui ne pouvaient se satisfaire du bouillonnement intellectuel de quelques technocrates ignorant la géographie humaine pour tenir compte, exclusivement ou presque ,des seules données quantitatives. Le malaise des territoires ne s’est pas fait attendre : la sanction est venue avec les élections cantonales qui ont entraîné le basculement du Sénat à gauche : désormais, il revient à la nouvelle majorité de la Haute Assemblée de travailler à la révision d’une loi imparfaite que les élus locaux pourront véritablement s’approprier car répondant aux besoins vrais de nos concitoyens et non pas à des ambitions personnelles condamnables.
Le président du Sénat a proposé d’organiser des Etats Généraux de la Démocratie Territoriale dont le principe a été accepté par tous les élus locaux invités à faire connaître leur point de vue sur leurs missions telles qu’ils veulent les assumer au bénéfice de celles et ceux qui leur ont accordé leur confiance, et sur les moyens dont ils ont besoin pour y parvenir. Il n’y a pas qu’à Langres que tournent les girouettes !
Anne-Marie Escoffier Sénateur et Conseiller Général de l’Aveyron Vice Présidente du Groupe socialiste et républicain Retrouvez ce communiqué sur facebook « Pour un Nouvel Aveyron ».
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